Merci Patron ! François Ruffin, France – 2016

merci patron afficheVoilà un petit film qui s’est transformé en quelques semaines en blockbuster social si on fait le rapport entre son budget (autour de 200.000€) et son nombre d’entrées en France (bientôt 500.000). Un film au public conquis d’avance, car la bande-annonce ne laissait aucun doute sur son unique ambition, utiliser la toile pour en découdre avec ces salops d’patrons. Peu de chance donc de trouver dans la salle des costumes-cravates et des attachés-cases. 1h30 plus tard, envie de brandir des pancartes, de faire brûler des pneus et de faire griller des saucisses sur un piquet de grève ? Merci Patron ! Vraiment ?

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Spotlight, Tom McCarthy – USA, 2015

spotlight« Toute ressemblance avec des faits s’étant déroulés seraient purement fortuites ». C’est le sous-titre qu’on aimerait voir mentionné sur l’affiche du film pour croire qu’il s’agit d’une pure fiction. Boston 1976, une famille est interrogée sur de possibles agressions sexuelles commises par un prêtre et dont aurait été victime un des enfants. 20 ans plus tard, l’équipe de journalistes d’investigation « Spotlight » (officine de sous-sol du Boston Globe), déterre cette affaire et va tenter de démontrer qu’il ne s’agissait pas que de quelques cas isolés mais bel et bien d’un système couvert par l’Eglise. Toute ressemblance avec des faits potentiellement similaires du côté de la capitale des Gaules…n’est peut-être pas fortuite. A suivre en tout cas dans la vraie vie, et en attendant pour ce qui est de celle du cinéma voir ci-après.

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Anomalisa, Duke Johnson et Charlie Kaufman – USA, 2016

anomalisa afficheAprès quelques bonnes séances pour lesquelles je n’ai pas pris le temps de poster une critique (pas le temps pour les rafraîchissants « Béliers » islandais de Grímur Hákonarson, les religieuses et bouleversantes « Les innocentes » d’Anne Fontaine, et le désopilant et navrant septième volet de « Star wars » notamment), petite nouvelle immersion dans le monde du cinéma animé avec « Anomalisa« . J’étais resté enthousiasmé et bluffé par « Vice-versa » (Pete Docter) l’été dernier (mais là encore j’ai zappé la critique). L’occasion de me (re)demander ce que peuvent apporter les nouvelles techniques de l’animation au cinéma. Réponse dans les lignes qui suivent…

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Au delà des montagnes, Jia Zhangke, Chine – 2015

montagnesAprès mes petits tours du côté de l’oncle Sam et du rêve américain, on fait le tour de la planète pour aller voir un autre empire, celui du milieu, avec un film qui montre la vision d’un autre rêve, celui d’une Chine en plein développement entre tentation de mondialisation et traditions, tout cela à travers les destins croisés et déchirés de trois amis d’enfance.

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Les cows-boys, Thomas Bidegain, France – 2015

les cows boysUn film dont a beaucoup parlé au mois de décembre par son sujet qui évoque la question de la conversion à l’Islam et la radicalisation d’une jeune fille. Un premier film pour Thomas Bidegain, plus connu (ou pas) pour avoir écrit ou co-écrit les scénarios de quelques films beaucoup plus célèbres que lui : « Un prophète« , « De rouille et d’os » et « Dheepan » de Jacques Audiard, le populaire « La famille Bélier » d’Eric Lartigau par exemple. Passage réussit de l’autre côté de la caméra ?

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Le pont des espions, Steven Spielberg, USA- 2015 / Strictly criminal, Scott Cooper, USA – 2015

 pont des espionsstrictly confidentialUne critique deux en une, pour deux films que j’ai vu avant les fêtes et dont les souvenirs ne me permettent pas de faire des critiques aussi complètes (et longues…) que d’habitude. Mais une réunion qui se justifie aussi par un point commun à ces deux films, car ce sont tous les deux des films de genre sur des thèmes maintes fois utilisés dans la production hollywoodienne. Les regarder avec l’idée de savoir quelle originalité on allait pouvait y trouver était donc intéressante. Et quand à la mise en scène il y a Steven Spielberg d’un côté, Scott Cooper de l’autre (dont j’avais adoré « Les brasiers de la colère« ), et comme acteur Tom Hanks vs Johnny Depp, on se dit que quitte à faire dans le classique, autant aller jusqu’au bout ! Enfin dernier point commun : il s’agit dans les deux cas d’histoires inspirées de faits réels.

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Joy, David O. Russell, USA – 2015

joyAprès « The big short » hier soir, suite de mon petit tour du capitalisme vu par le cinéma avec « Joy« , biographie filmée d’une sucess story tout droit sortie du rêve américain dans tout ce qu’il a de plus alléchant : où comment une jolie petite fille partie de rien et noyée dans un capital social, économique et familial désastreux, est parvenue à construire un empire industriel florissant à partir d’une idée que seule une bonne ménagère pouvait avoir. En route pour l’american way of life…

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The big short (Le casse du siècle), Adam McKay, USA – 2015

the big shortPour une fois ce n’est pas le réalisateur qui m’a donné envie de voir ce film (simplement parce que je ne le connaissais pas), mais plutôt les acteurs annoncés et le thème abordé : Ryan Gosling, Brad Pitt, Christian Bale réunis pour évoquer l’une des plus graves crises financières et économiques de tous les temps, celle de 2008, c’était tentant. Un film à plusieurs moralités, à découvrir à la fin de cette petite critique…

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Le fils de Saul, László Nemes – 2015

le fils de saulOn va souvent au cinéma pour se divertir, s’extraire du quotidien pour s’offrir quelques minutes ou heures d’évasion, pour rêver, rire, imaginer, découvrir, avoir peur, s’émouvoir. Je savais qu’en allant voir « Le fils de Saul » je n’allais probablement pas ressentir l’une de ces émotions. Certains spectateurs à l’entrée du cinéma, discutant de leur choix de film parmi ceux proposés à cette heure-là, laissaient s’échapper des « ah non moi « le fils de Saul » je peux pas aller le voir, je n’en ai pas la force… ». A voir le nombre d’entre eux dans la salle au début de la projection (cinq…), une majorité des autres devaient partager cette crainte de rentrer dans une salle obscure qui  n’a probablement jamais aussi bien porté son nom. C’est pour essayer de me situer entre la peur de regarder l’horreur d’un côté, et  pour comprendre comment celle-ci peut être mise en scène à travers une fiction de l’autre, que j’ai choisi de voir ce film. Un choix éprouvant…

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Human. Human ! Human ? Human…

human« Human » donc, comme le titre du dernier film de Yann Arthus-Bertrand, auquel je mets 4 ponctuations pour illustrer la diversité des émotions qu’a fait naître chez moi le visionnage de ce film, dans sa version étendue sur la toile, soit 3 x 1h30 d’images. Je ne suis pas fan de YAB, mais le synopsis du film tel que j’avais pu l’entendre sur différentes ondes m’avait donné envie de prendre le temps de le regarder, un film pouvait-on entendre dont l’objectif était de faire partager « notre part commune d’Humanité« . Belle ambition, plutôt risquée, il me restait à voir vers quelle verticalité elle allait tendre. 4h30 d’images et de paroles plus tard, c’est un voyage entre sommets et abimes que j’ai l’impression d’avoir fait. Un film à ponctuer donc…

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