Une simple lettre d’amour, Yann Moix, Grasset, 143p. – 2015

moix lettre d'amourJ’étais sorti épuisé mais aussi sublimé par la lecture des 1143 pages de « Naissance » de Yann Moix, que je considère toujours comme le livre le plus Littéraire qu’il m’est été donné de lire, et probablement celui qui m’a le plus bouleversé sur tous les plans. Qu’on aime ou qui n’aime pas, c’était un livre total. Aussi, en voyant l’épaisseur de son nouveau roman, j’ai cru qu’il s’agissait d’une blague. S’il avait été aussi long que « Naissance« , je ne suis pas certain que je l’aurai acheté, car il faut être en forme et disponible pour entreprendre de telles lectures. Mais là, avec les 143 pages (en fait on n’a enlevé qu’un seul 1) d' »Une simple lettre d’amour« , je me suis dis « chouette, un petit amuse-bouche en guise de piqûre de rappel ? » 143 pages plus loin pas de doute, c’est du Moix dans le style, l’exubérance, l’outrance, l’exhibitionnisme littéraire, les provocations, cette fois-ci déclinées et jetées à la face et aux corps des femmes avec lesquelles ils règlent ses comptes, sans vergognes, sans limites, mais aussi avec moins de magie et moins d’ambition que dans « Naissance« . On ne peut pas écrire à chaque fois un chef d’œuvre…

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Des hommes, Laurent Mauvignier, Les éditions de minuit, 281p. – 2009

des hommesDans son numéro anniversaire (40 ans) du mois de juin, le magazine Lire cite 40 noms d’écrivains français représentant la littérature française actuelle. Parmi ces noms, celui de Laurent Mauvignier. Drôle de hasard, car j’étais précisément en train de terminer son roman « Des hommes« , paru en 2009. Je ne connaissais pas cet écrivain avant d’ouvrir ce livre, et sans pouvoir prétendre, faute de connaissances assez étendues sur le sujet de la littérature s’il mérite sa place avec les 39 autres cités sur cette page de couverture, je peux malgré tout dire que son style signe incontestablement de son originalité le fond du sujet qu’il aborde, et ça a été pour moi une découverte, certes lente, au rythme du livre, mais passionnante. Merci à celui qui se reconnaîtra en lisant ces lignes de m’avoir mis entre les mains ce roman.

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L’incroyable histoire de Wheeler Burden, Selden Edwards, Cherche midi, 647p. – 2014

burdenburden2 Il y a des livres qu’on choisit de lire pour leurs auteurs, d’autres pour leurs sujets, d’autres encore pour leur genre dont on est « fan ». Pour celui-ci, ce n’est aucune de ces raisons qui m’ont poussé à me lancer dans sa lecture. C’est un tout autre critère, quand j’ai découvert qu’il s’agissait d’un premier roman, et l’oeuvre d’une vie, puisque son auteur, Selden Edwards, illustre inconnu jusqu’alors, avait mis 30 ans pour l’écrire, soit presque toute une vie, en tout cas une vie littéraire. On comprend mieux pourquoi il était inconnu jusqu’alors, puisque la durée de gestation de celui-ci l’a empêché de publier quoique ce soit d’autre jusqu’en 2014. Cette obstination à rester concentré pendant si longtemps sur un roman méritait quand même un minimum de regard pour au moins rendre hommage à cette persévérance, avec la crainte de se demander si le « jeu » en valait la chandelle.

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Soumission, Michel Houellebecq, Flammarion, 300p – 2015

soumissionLe mercredi 7 janvier 2015, Houellebecq devait revenir sur le devant de la scène littéraire avec la sortie de son dernier roman « Soumission », annoncé en grandes pompes et à coups de scandales anticipés sur le fond polémique du livre. Il devait s’agir d’évoquer la prise du pouvoir en France par un parti politique « musulman ». Mais voilà, ce mercredi 7 janvier 2015 en fin de matinée, les bureaux de Charlie hebdo était attaqué par deux individus revendiquant leur acte au nom de la vengeance du prophète…

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Naissance, Yann Moix, Grasset, 1143p. – 2013

photo livre naissanceUne fois n’est pas coutume, aujourd’hui « petite » critique du livre de Yann Moix « Naissance », que je considère à ce jour comme le plus grand livre que j’ai eu la chance et le hasard de lire.  Aux plages dorées et aux selfies les doigts de pieds en éventail de cet été, j’ai préféré les pages jaunes pailles de ce pavé pour faire bronzer quelques cellules encore plus grises dudit été un peu pourri (quoique le soleil fut généreux en Bretagne). On va y aller en douceur, comme si on étendait la serviette sur le sable et qu’on se laissait doucement réchauffer par le soleil. Un chapitre par thème, pour mettre à l’épreuve votre tolérance aux brûlures des mots et des idées…     Lire la suite