GAROROCK, x20, Marmande, 30 juin au 3 juillet 2016

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Il existe plusieurs façons de réaliser qu’on n’a plus 20 ans. J’en ai choisit une assez peu courante, celle de « se faire » l’un des plus gros festivals français de musique, le Garorock à Marmande, particulièrement réputé pour son ambiance rock et jeune, en en testant toutes les facettes, notamment…le camping !

Il existe tout autant de façons de réaliser qu’on est encore « que » dans la quarantaine, et qu’il est encore largement temps de profiter de tous les plaisirs des watts des lumières et des foules dans des ambiances survoltées. J’ai donc choisit de prendre le sésame du pass 4 jours pour assister à un maximum de concerts dans l’immensité de ce monstre de festival.

Débouchez vos tympans pour faire de la place à tous les watts, ouvrez grands vos yeux pour recevoir tous les flots de lux. Bienvenue  à Marmande, bienvenue au Garo, immersion…

Préambule : Je sais mes billets habituellement longs, celui-ci l’est particulièrement (en fait c’est plus un mini-documentaire qu’un article) parce que ça le mérite vraiment, j’ai donc essayé de faire un descriptif plus ou moins chronologique au début, et de mettre pas mal de photos et vidéos, pour que chacun choisisse sa rythmique de lecture. Il y a 3 grandes parties : l’épisode « camping », le festival, et la musique en fin de billet. Tous les prénoms des personnes rencontrées ont été modifiés.

  1. LE CAMPING !

Le Garo, chacun se le construit comme il veut. A la soirée unique, en pass 2, 3 ou 4 jours. Le Garorock est traditionnellement organisé sur 3 jours depuis de nombreuses années, mais en ce 20è anniversaire, les organisateurs ont décidé d’ajouter une quatrième soirée pour faire venir une tête d’affiche hors norme (cf plus bas). Dès que vous prenez le pass 2 jours, vous avez accès à l’espace « camping » pour y trouver un bout d’herbe et planter votre tente…

Jeudi 30 juin 8h. Départ d’Albi, excité. Blablacar a bien travaillé, j’embarque Théo (18 ans + 4 jours) à la gare routière d’Albi, et Lucas (18 ans +8 jours !) à Castelsarrazin à la première heure H. Je sens déjà comme qui dirait une minorité générationnelle se dessiner. La maman de Lucas, « un peu » crispée à l’idée de laisser son gamin partir dans cet endroit bizarre le Garorock « Je vous confie mon fiston monsieur, vous en prenez soin hein ?« . Lucas « pffff ouais c’est bon maman c’est cool, j’ai pas 10 ans…« . Moi « mais oui ne vous inquiétez pas tout va bien se passer« . H+5 minutes dans la voiture, Lucas à Théo  » et toi alors t’as combien de litres et combien de grammes ?« . Mais non Madame vous n’avez pas les oreilles qui sifflent, tout va vraiment bien se passer…

11h : arrivée sur zone parking P1 du Garo, le plus proche de l’entrée du festival, soit 20 minutes de marche. Les 11 autres (officiels) sont desservis  par des navettes spécialement affrétées pour l’occasion.

1/3 du P1 une fois remplit

1/3 du P1 une fois remplit

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En suspension avant la détente

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Première attente en ambiance

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Les navettes pour les parkings éloignés

Ouverture des portes du festival à 12h, on a le temps, car hors de question de se retrouver dans une zone de camping en plein soleil, je sais que les arbres sont rares. Traversée de la Garonne, les premiers festivaliers sont là, on croise un peu de tous les accessoires de camping, de la plus simple tente « 2secondes » à la tente familiale, ça se porte comme ça peut, diables, bambous porteurs, à 2-3 ou 4, des glacières à l’envie, l’ambiance monte, arrivée à l’entrée du festival, première queue, première attente, premiers chants, premier mot étrange « apérooooooooo-ohoho », ma minorité générationnelle gonfle comme un ballon de baudruche remplit à l’hélium. Après plusieurs fausses alertes les portes s’ouvrent enfin, 12h02, l’organisation ne rigole pas avec les horaires. On fait 100m, avant de se retrouver dans la seconde file d’attente, celle des différents accès : à droite les malchanceux ou étourdis ou retardataires (dont fait partie Lucas que je laisse à cet endroit) qui n’ont pas eu la chance d’avoir leur pass par la poste ou qui ont pris le billet du 4è jour après avoir déjà pris un pass 3 jours (la quatrième soirée n’a été annoncée qu’en avril) et qui doivent échanger leur billet du jeudi. A gauche ceux qui sont équipés et qui vont directement à la première fouille, celle de l’entrée au camping. Un troisième encore plus à gauche est réservée aux spectateurs qui seront munis d’un billet « soirée », encore désert à cette heure-là.

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L’entrée (à 6h du matin…)

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L’accès zone camping, vendredi, J2, courage…

Une première fouille donc, plein soleil, premières suées. J’ai laissé Théo rejoindre un cousin déjà dans la zone concert, et des connaissances avec lesquelles son père travaillera le lendemain en zone restauration, ce qui lui procure l’avantage d’avoir une autre catégorie de pass très particulière, gratuite car professionnelle. Pistonné…!  Me revoilà donc seul dans ces files d’attentes. Ma minorité générationnelle se double désormais d’une autre minorité que je devine, celle du clan. De petits groupes se forment au gré des retrouvailles des uns et des autres. De mon côté point de clan, les seules connaissances que je vais avoir en ce premier jour n’arrivent que dans l’après-midi pour ne rester qu’une seule soirée. Après une petite heure d’attente, me voilà arrivé à la fouille. Si voyager seul empêche de s’encombrer de trop d’accessoires faute de main d’oeuvre pour le portage, ça oblige cependant à concentrer toutes les affaires en un minimum de sacs, soit dans mon cas 2 dont 1 volumineux, plus l’attirail de couchage (tente, matelas, duvet). Ça demande donc de faire des gros sacs, ce qui a l’avantage de faire un effet beuf sur le vigil déjà bien éprouvé par une première heure de fouille. Associé probablement à une analyse physionomique trahissant mon grand âge et ma néanmoins tout aussi probable sagesse qui l’accompagne, empêchant d’imaginer que je transporte le moindre produit illicite, je m’en sors avec quelques palpations dudit sac quand d’autres ont droit à une fouille version douanière. Alleluia j’arrive au premier sas de contrôle du pass, ça passe ! Me voilà en approche de mon premier Graal, le camping !!!

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Ha, le camping ! Ses pelouses, ses arbres majestueux, ses aires de jeux d’enfants, sa zone sanitaire, ses vertes allées, ses zones parfaitement délimitées aux rubans de chantiers de 1 à 8, ses 7 hectares de grands espaces… Vite vite vite trouver de l’ombre : à droite c’est mort, les magnifiques dessous des saules pleureurs sont tous pleins, zone 1, zone 2, toujours la même rengaine devant les espaces apparemment libres « ah non désolé Monsieur c’est plein, des potes vont arriver« , grrrr fichus potes, zone 3 pour 0 ombre, zone 4 plein feu, et les bénévoles qui bloquent l’accès aux autres zones histoire de concentrer au maximum tout ce p’tit monde. Stratagème ultime, contourner l’obstacle, faire mine de se poser, discrètement avancer direction l’oasis dans le désert de la zone 5. Alleluia bis, 1 2 3 4 5 arbres magnifiques et leurs ombres étirées qui recouvrent largement plus que l’espace nécessaire à mon hicker de quechua bi-place. 15 min plus tard tout est en place, tranquille, le calme, les oiseaux, l’herbe grasse. C’est la nouvelle heure H, il est 14h30.

H+30 min : les premiers colons arrivent, par grappes, et essaiment ici ou là quelques tentes autour de la mienne, « b’jour Monsieur (je t’en foutrais du Moooonsieur….), on peut s’mettre là avec mes potes« , « oui ok pas de problème si vous êtes cools…« , « oui oui M’sieur on est super-cools, on n’est pas trop nombreux…« . Et 1, et 2, et 3 essaims-clans de jeunes m’encerclent, chacun avec une tente-mère en guise de QG de campagne.

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H

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H+2

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H+6

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H+24

Voilà voilà voilà…Je passe les détails mais il va de soi que par « camping » on entend ici de simples espaces plats et verts dénués de tout branchement électrique et autres équipements du parfait campeur estival (dont je ne suis pas), mais ça a au moins le mérite d’éviter les négociations sur qui peut brancher quoi et où, vu le nombre de tentes au mètre carré peu de chances de pouvoir fournir tout le monde et de répondre aux exigences au moins élaboré des cahiers des charges d’un bureau de contrôle « sécurité »…Premiers points d’eau et premiers sanitaires à 400m, premières douches à 350m. 140 douches (70 hommes-70 femmes) fonctionnant par alternance de 5 minutes pour les unes puis 5 minutes pour les autres pour économiser l’eau, y’a intérêt à pas louper la sonnerie !

L’avantage des photos c’est que ça fait son choc, mais ça ne dit rien sur…les sons. Ben oui on est à un festival de musique, y’a du son, normal. Mais même en me forçant là je ne peux pas raisonnablement pas employer le mot de « son », on était encore au stade des bruits, dont le premier gimmick indétrônable restera à jamais « Apérooooooooooooo » envoyé comme un ballon de football américain par-delà toutes les défenses végétales pour être repris par toutes les mêlées possibles et renvoyer en l’air démultiplié par toutes les forces réunies des différents clans-équipes. Et c’est que c’est bien entraîné tout ça, malgré les kilomètres d’appareils dentaires alignés et les « ma mère elle m’a dit que… », ça a du coffre « apérooooooo apéroooooooooooo apéroooooooo ohohoho ». Je connaissais les hola dans les stades de foot, je connais désormais les holas d’apéroooooooo du camping du Garo, et elles sont longues, longues, mais longues, elles s’écrasent en 1 seconde et se reforment en 2 dans un mouvement aussi infini que les vagues qui s’écrasent sur le sable des plages, avec la même variabilité que la puissance des marées, H24 !

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Il est vrai qu’il y a, pour les grincheux (dont je ne suis définitivement pas !) ou les accrocs au confort (non plus !), une zone qui leur est spécialement dédiée, le Sleep’em all (présent sur d’autres grands festivals, où plusieurs types d’hébergement déclinant la tente en tipi,  tente circus, quibi’s (genre de maison du hobbit), lotus tente et autres tentes pré-installées, tout ça pour loger de 4 à 12 personnes. Oui oui c’est bien joli tout ça, mais ça coûte un bras, voire deux, et ici c’est en plein caniar, entouré de 2 scènes, le « boom bus » qui commence les concerts électros à 11h le matin, et la scène « amateur » spécialement réservée pour les jeunes qui veulent taper du « beuf » plus ou moins bien accordé pendant leur séjour (super initiative ceci dit), et enfin des terrains de foot, bonne nuit ou bonne sieste !

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Le Sleep’em All version jour (tout au fond)

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Le Sleep’em All version nuit

H+6 : la majorité des festivaliers est maintenant arrivée, ce qui permet le remplissage au tiers du camping, soit 4-5 zones plus ou moins denses recouvertes des tentes-champignons des 15.000 premiers campeurs. Je repasse devant la zone 1, cacophonie sur toutes les pelouses et sous tous les saules qui pleurent de leur tranquillité perdue, je me sens finalement soulagé de n’avoir pas installé ma tente par ici…Retour à ma tente « heu, mais elle était pas là ma tente ?« , piquets plantés vite fait, sacs déplacés, entrée décalée, y’a comme qui dirait eu un légère téléportation impromptue de ma tente pour faire de la place à d’autres « potes ». Après l’étonnement (et un brin d’agacement j’avoue), j’apprécie le geste du replantage de la tente, ni vu ni connu. Un peu plus tard quelques ambassadeurs viendront m’expliquer pourquoi ils avaient l’ont déplacée, et qu’ils avaient « tout bien remis sous la tente ce qui était visible« . Respect ! Il est temps d’aller en zone concert voir les premiers groupes.

H+13 : 1h du matin, un imprévu me contraint à revenir me coucher plus tôt que prévu. Trouver la tente, se frayer un chemin sans écraser personne ni rien, essayer de faire comprendre qu’on va au dodo, « mais pourquoi y sont pas tous aux concerts, mais pourquoi ils en sont encore à l’apéroooooooooooooo, devrait plus rien à boire depuis le temps que ça coule de partout » car j’ai oublié de préciser que parmi les différents bagages des « jeunes », se trouvent toutes sortes d’alcools variés, transportés par caisses, raks, cubis, camel bag, palettes, diables, caddies, le camping a remplit son rayon alcool plus vite et plus grand que la plus grande surface du coin.

H+14 2h du matin : apéroooooooooooooo

H+15 3h du matin : apérooooooooooooo, boum boum boum, apéroooooooooooo, tchikaboumboum, apéroooooooooooooooooooooo

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H +16 4h du matin : petit tour dans les allées sombres du camping pour me dégourdir les jambes, profiter des orchestres ambulants ou statiques, y’en a pour tous les goûts, percussions, djembés, cuivres, cordes, chorales, dans tous les genres musicaux, faites votre choix le juke-box est ouvert. Croiser les rares personnes dans leur état normal, ici 3 vigils qui gardent l’accès au camping réservé aux bénévoles. 3 hommes dans la cinquantaine, franco-tunisiens. J’interromps leur conversation, les sonde dans la nuit sur l’ambiance du soir et celles des lendemains « oh là Monsieur c’est calme (ah okayyyyyyy !), demain beaucoup de monde de plus, tout plein demain, aujourd’hui c’est vide, beaucoup beaucoup beaucoup de bruit demain, trop de bruit, trop de monde« , et son voisin de surenchérir « oui trop de tout, trop de filles là, trop de ça là, ils font ça partout, trop d’alcools, c’est pas bon ça, c’est pas bon... », et la conversation de mélanger le français et l’arabe, avant de « s’intégriser ». Comme un malaise… Me vient alors à l’esprit que ce sont les derniers jours du Ramadan, et je réalise le contraste entre les scènes de fêtes, voire de débauche, qui s’étalent devant les yeux de tous ces agents de sécurité dont la majorité est d’origine maghrébine et donc peut-être mulsulmans pratiquant (c’était le cas de mes interlocuteurs). Je prends enfin conscience que cette jeunesse qui s’amuse sans limites sous leurs yeux ne représente qu’une partie de la jeunesse française, issue des beaux quartiers, sans couleurs, car pour pouvoir se payer un Garo de 4 jours à à quelques centaines d’euros minimum tout compris (pass, transport, nourriture, alcools, pilules et substances du bonheur, et les extras), il faut descendre des 4×4 de papa-maman quand on a 18 ans pour pouvoir s’offrir ces parenthèses dorées et acoustiques. Certes, la programmation du festival ne répond peut-être pas aux attentes de cette autre jeunesse absente au Garo, elle trouve probablement son compte dans d’autres festivals, d’autres moments de partage. A vérifier…

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Attention à l’illusion d’optique, juste à droite y’a d’l’ambiance, c’est juste pour faire un peu mystique…

H+17 5h du matin : apérooooooooooooooo (au café noir ??? je suis preneur ! ah non faut pas rêver), youhouuuuuuuuuuuuu, youhaaaaaaaaaaa, et ça saute partout, et ça passe par où ça peut mais surtout par où ça casse, parce qu’il faut expliquer qu’au retour des concerts ou de différentes vadrouilles, quand il s’agit de retrouver SA tente sans lumière, avec quelques « vapeurs » au cerveau, à travers les tentes serrées les unes contre les autres, il n’y a rien de plus logique et rationnel après tout que de filer tout droit, faudrait que je suggère à Décathlon de venir tourner sa prochaine pub pour ses tentes Quechuas au Garo pour garantir de leur flexibilité (ce qui n’est pas le cas de ceux qui sont en-dessous). Et mon auto-censure dont le niveau n’est pourtant pas très élevé m’oblige à ne pas évoquer tout ce qui fait que le camping du Garo n’a rien à envier au plus déjanté des springbreaks américains de Cancun ou d’ailleurs.

H+18 : 6h du matin. Qui a dit que l’heure du levé était parfois la plus critique pour les angoisses ? Ce fut en tout cas le cas pour moi, début de sentiment d’oppression. Déjà 18h au milieu de ce méli-mélo de décibels juvéniles allant de l’état de « légèrement » sur-excités à des états de consciences manifestement quantiquement modifiés, saoulés de sons et de bruits et de hurlements ininterrompus, coincé dans une tente de 2 mètres carrés, encerclés par 3 clans de furieux qui sautent et qui grimpent partout, qui ne sont pas les derniers à servir l’apéroooooooooooo acoustique, courage il ne reste plus que 3 nuits, 3 jours, 72 heures. Comment faire passer ce sentiment oppressant ? Réfléchissons…Oui voilà, il faut faire appel à la métaphore mathématique. Car après tout ce ne sont que des milliers de jeunes. Mais des milliers ça ne fait pas un tout, ça ne fait pas masse, ça ne fait pas corps. C’est comme des milliers de grains de riz, ça fait des dizaines de kilos de riz, mais des dizaines de kilos de riz, ça n’est jamais que la somme de milliers d’unités de riz qui n’ont rien à voir les uns avec les autres. Un kilo de riz c’est juste 1000 grammes de riz. Alors on fait pareil avec les jeunes.

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Des milliers de jeunes, ce n’est jamais que la somme de milliers d’unités de jeunes. Des kilo ou des quintaux-jeunes ce n’est jamais que la somme de 1000  ou 10.000 jeunes, 1000 jeunes c’est 1 jeune + 1 jeune x 500. Ce ne sont que des unités, des individus qui ne se connaissent pas les uns et les autres, ils sont comme toi dans leur simple unité. Il faut se concentrer sur les individus, les prendre un par un, jouer la division pour les ramener à mon échelle, on y voit plus clair quand on les prend 1 par 1, ils sont inoffensifs, ils sont adorables, polis, prévenants. Briser la masse des kilo-jeunes, elle n’existe pas, la foule n’est qu’une illusion d’optique (et acoustique), il faut les réduire au « jeune », puis à un autre. Voilà, ça va mieux… Mais ça ne dure pas, car en y réfléchissant encore un peu sous le coup d’un énième apérooooooooo relançant la machine,  il faut bien se rendre à l’évidence qu’ils ne sont jamais seuls, ils sont toujours par 5, ou 10, ou 15. Ça fait des déci-jeunes tout ça à l’échelle de leur ilot de clan, des centi-jeunes à l’échelle de leur zone de camping, et voilà ça recommence les groupes se reforment…De l’air !!!

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H+19 : 7h du matin, allez, c’est l’heure de se lever après une énième tentative pour fermer les yeux, c’est l’heure de profiter des sanitaires vides pour faire un brin de toilette (les douches n’ouvrent qu’à…9h pfffffffffffff). Puis direction la ville, on trouvera bien un café ouvert pour prendre un petit déj. 7h30, panneau de pub « petit déj spécial festival café croissant… »miam. Premier client, « bonjour madame« , « bonjour monsieur« , oulala que ça fait du bien d’entendre parler quelqu’un normalement, juste parler, articuler, sans hurler, prononcer 2-3 syllabes qui ont du sens, sentir le bon café, finalement il en faut peu pour retomber en zone de normalité.

H+24 : ma matinée de marche a porté ses fruits. Il y a un moment où il faut savoir baisser pavillon, rendre les armes, battre en retraite, signer l’armistice. C’est décidé, impossible de rester dans le camping plus longtemps. Il faut activer le plan B : trouver une chambre sur le front arrière. Petit tour des autochtones, tous compatissants (vraiment !), mais néanmoins sans solution, jusqu’à enfin trouver une bonne âme qui par un concours de circonstance m’orientera vers un gîte prêt à me dépanner en me louant pour samedi et dimanche une chambre d’appoint, à 20 minutes de Marmande. Ouf ! Me reste plus qu’à trouver une solution pour vendredi. Ça sera vite fait, j’opte pour la voiture, ça me rappellera de plus ou moins bons souvenirs. Direction le parking, garer la voiture à l’ombre en profitant des places disponibles en cette mi-journée, j’en trouve une parfaite au pied d’un gros pilier et de gros arbres, on ne peut pas trouver mieux  !!!

H+28 : Les rues de Marmande n’ont pas cessées d’être envahies depuis l’aube et jusqu’au crépuscule par la deuxième vague d’arrivée des festivaliers, la plus grosse : de 15.000 campeurs le premier jour (et première nuit), le camping va passer à…35.000 ! Plus une seule zone est vide, ce n’est plus un champ de tentes c’est une champignonnière.

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Les apéroooooooooos se transforment en apéroooooooooooooooooooooooooooooos. Il est temps de démonter la tente. « Vous faites quoi m’sieur, vous partez, vous avez un billet que pour une soirée ? c’est trop dommage ! » « non j’ai le « 4 jours » mais je m’incline devant la fougue de la jeunesse, vous êtes trop forts, je vais pas pouvoir tenir comme ça 3 jours et 3 nuits dans une telle ambiance, je préfère vous laisser la place ! » « hé les gars le monsieur s’en va il nous laisse sa place » « quoi ? vous partez m’sieur, ah non c’est trop pas d’chance, mais pourquoi vous restez pas, ca va être cooooooooool ce soir on va bien s’amuser » (ou comment réaliser que le mot cool a pris du poids en 20 ans) « oui oui j’en doute pas c’est super pour vous mais c’est mieux pour moi de trouver un peu de calme », « oh les gars on va pouvoir mettre d’autres tentes à la place de la tente du monsieur, vous voulez de l’aide m’sieur ? », relever  la tête pour voir les ambassadeurs des 3 clans qui m’entouraient en train de négocier pour savoir qui va conquérir l’espace libéré, finalement ils s’entendent pour en mettre 1 chacun, ne me demandez pas comment ils s’y sont pris, sacrés négociateurs en tout cas !

Ultimes moments parmi les quintaux-jeunes, histoire de profiter de quelques espaces et animations sympathiques (vraiment), histoire aussi d’expliquer qu’il n’y a pas que les activités « alcools, drogues et sexes » aux programmes des animations du camping. Foot (un tournoi réunissant 32 équipes mixtes est organisé), initiation à l’électro, quilles, jeux d’eau, rugby, fressbee et autres objets volants (attention où ça retombe quand même tout n’est pas totalement contrôlé).

foot, jeux de quilles, atelier musique, de quoi s'occuper un peu tranquillement pour éliminer...

foot, jeux de quilles, atelier musique, de quoi s’occuper un peu tranquillement pour éliminer…

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Fin de mes aventures sédentaires au camping, j’y repasserai à plusieurs reprises pour entrer ou sortir de la zone de concerts, place au festival !

2. LE FESTIVAL !

Marmande x20. Vingtième anniversaire pour ce festival qui a débuté à Marmande au parc des expositions, dans une ambiance bien différente de celle d’aujourd’hui d’après les échos (programmation plus rock/punk, logistique olé-olé, un festival pur et dur, dans son jus). A l’origine un homme, Ludovic Larbodie, le fondateur-directeur, entouré aujourd’hui d’un associé et de 2 permanents (secrétariat et intendance), une toute petite équipe qui grossit en mars avec 7 étudiants stagiaires pour la mise en place. Aujourd’hui plus aucune trace d’amateurisme, c’est un festival XXL, l’un des plus gros de France derrière les indétrônables « Les Vieilles charrues » en Bretagne à Carhaix (plus de 200.000 spectateurs), Solidays (Paris), Mainsquare (Arras), les eurockéennes de Belfort, Rock en Seine, les francofolies de La Rochelle, le Garorock commence à se faire une place au soleil. Avec 75.000 spectateurs en 2015 il était encore dans la cour des moyens. Avec 130.000 entrées en 2016, il faut un saut de géant et vise le top 5 français de la saison estivale.

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L’affiche de la vingtième édition

Mais Garorock ça veut dire quoi ? Néologisme de « Gare au rock » ou de « Rock en Garo-nne » ? Réponse : c’est la deuxième solution, Marmande étant située en bord de Garonne, mais après tout on l’interprète comme on veut, moi j’aime bien les deux versions. Et l’essentiel est dans le contenu, pas le contenant. Le Garo c’est d’abord 5 scènes (hors les scènes « très off » du camping) : les 2 plus grandes (Plaine et Garonne) accolées sur plus de 200 m de longueur, 20m de profondeur et 16m de hauteur, avec 3 écrans géants, une autre grosse scène (Le trec) un peu décalée vers l’entrée de l’espace concert et de même dimension que les 2 premières, une scène (ou plutôt un espace) entièrement consacrée à l’électro, le Garoclub, et enfin une petite scène dans le camping, le Boom bus, histoire de bien se réveiller le matin à partir de 11h.

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Scènes Garonne et Plaine

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Scène Trec

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Le Garoclub

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De belles « petites » régies sons et lumières

Le Garo c’est donc un immense espace concert, un non moins immense camping de 7ha, une aire aménagée pour les campings-cars, une zone restauration avec 20 stands proposant toutes sortes de plats, un espace VIP (halala les chapeaux boléros VIP, trop la classe, pas pu en dégoter un, l’année prochaine ce sera mon défi), des boutiques, des stands de maquillages, une chapelle pour être mariés par Elvis, des manèges, et et et…des buvettes, au nombre de 7 (soit 150 de linéaires de comptoirs, ça fait rêver), desservant en 4 jours plusieurs centaines de milliers d’hectolitres de bières depuis les camions citernes (les tanks…) remplis du breuvage malté. Désolé j’ai pas d’info sur les litres de vins vendus aussi dans d’autres buvettes.

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L’aire de camping-car

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Manèges auto-tamponneuses, train-fantôme, voyage dans les airs…

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stand de maquillage « garo »

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Y’a de l’ambiance à la buvette

2016-07-03 03.06.40Mais le Garo c’est aussi une logistique humaine. Entre 1200 et 1500 bénévoles. Une armée de bénévoles, toujours avec le sourire, toujours à venir vers vous (c’est peut-être parce qu’ils pensaient que je m’étais trompé d’endroit pour mes vacances de seniors ???), ils sont partout, aux entrées, dans les allées, dans la foule pendant les concerts pour commencer à ramasser les mégots et autres détritus, à proposer des recharges de batterie pour smartphone, à surveiller les sanitaires (mais pourquoi donc ???). Jamais pendant les 4 jours je n’en ai surpris un seul ou une seule à montrer la moindre lassitude. Ils sont de toutes les générations, même si la tranche 20-25 ans est majoritaire et chapeau à eux de choisir d’aider et d’accompagner pendant que leur camarade du même âge font la teuf !

C’est encore une sécurité omniprésente, avec un budget qui a explosé en pour cette édition, année 2015 oblige. Les organisateurs ont prévenu par voie de presse, il faut s’attendre à être fouillé et refouillé, d’abord peut-être par les douanes et la gendarmerie aux sorties des autoroutes et sur les grands axes, puis à proximité immédiate des parkings. Ça c’est pour la partie « publique ». Dès qu’on entre dans l’espace festival, c’est la sécurité privée qui prend le relais. D’abord pour l’accès au camping (cf plus haut), puis entre la zone camping et la zone concerts, et enfin quand le chemin des festivaliers d’un soir a rejoint celui des campeurs, tout ce petit monde se retrouve concomitamment devant la dernière barrière de « péage », d’une longueur entre 50 et 100m sur laquelle s’étire la masse des festivaliers, et sur une profondeur équivalente.

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15h, jeudi. La queue devant l’entrée par l’accès « billet 1 soirée » pour Muse notament

Las ! Vous aviez envie d’engloutir votre première bière après avoir marché 2 kms pour arriver ici ? Ben va falloir vous enquiller parfois jusqu’à une heure de queue, soleil dans le dos et poussière dans le nez, en résistant aux compressions des mouvements de foule au milieu et jusqu’aux mal-nommées barrières…de sécurité. Il y a bien quelques joyeux chants ici et là pour décontracter l’ambiance, mais le plus souvent ce sont des onomatopées d’humeur qui fusent en scuds vers les agents de sécurité qu’on ne verra qu’une fois vraiment arrivé à la fouille, et réaliser alors l’origine du problème : de 2 à 4 agents selon les soirs pour fouiller cette foule hors norme. Mais de quelle sécurité parle t-on quand on agglutine ainsi pendant plus d’une heure les gens ? Qu’il faille fouiller ok, mais à ce moment-là on y met les moyens ! A moins que ça ne soit une tactique pour que les festivaliers aient encore plus soif et se ruent sur les premières buvettes ?

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Dernière fouille passée, ouf !

La sécurité c’est aussi les services de la sécurité civile et de la Croix rouge, les pompiers, qui ne chôment pas quand il s’agit d’évacuer sur brancard les « quelques » malaises des zones concerts et d’ailleurs, ou d’éteindre les feux d’artifice impromptus tirés depuis les arbres du camping au bout de la nuit.

C’est encore une armée de techniciens et d’agents d’entretien, qui s’activent jusque tard le soir pour préparer les scènes, et ailleurs pour remettre en état de propreté les espaces sanitaires, dès la fin des concerts ou dès 6h du matin au camping, courage et chapeau Mesdames (pas vu d’hommes sur cette aspect logistique…).

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Il en faut des bras pour nettoyer tout ça (ici quelques restes des fouilles de l’accès camping-concerts)

Le Garo c’est un système de cashcard sous forme de bracelet dans lequel est intégrée une puce sur laquelle on peut créditer des euros tranquillement à la maison. Ah le bracelet ! On est d’abord tout content de le recevoir par La Poste quelques semaines avant le jour J, ça met dans l’ambiance (le mien est tout rose, chaque durée de pass, et chaque qualité de festivalier, bénévole, VIP, professionnels etc… a une couleur différente, et ils sont très design, collector !). On est ensuite soulagé de pouvoir le créditer de soussous une fois qu’on a « tout compris comment ça marche le mode d’emploi (petit clin d’oeil à Juliette…) ». Et enfin on est très très très mais alors très très très énervé quand on arrive à la première buvette, assoiffé comme une grenouille dans le désert (rappelez-vous la queue qu’on vient juste de quitter…) pour commander sa première pinte et que la gentille bénévole vous dit droit dans les yeux « ah monsieur je suis désolé votre crédit est épuisé il faut allez le créditer là-bas », le là-bas désignant…d’énooooooooooooooormes files d’attente avec toutes celles et ceux qui soient n’ont pas de bracelet car pas de pass, soit n’ont pas pris soin (ou n’ont « rien compris comment ça marche le mode d’emploi »…) de créditer leur puce avant d’arriver aux concerts. Quand en plus vous escomptiez payer votre tournée aux ami(e)s qui vous ont enfin rejoints (et tout aussi assoiffés que vous), et que vous leur annoncer que votre carte est vide, je vous assure que vous vous sentez un peu seul au monde, malgré la foule qui vous entoure !!!

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Bref, 2h30 plus tard (oui oui) et de multiples AR et passages entre buvette (pour tester et retester avec la queue à chaque fois, et encore je passe quelques péripéties) et le SAV (qui « vraiment ne comprend pas à ce qui s’est passé, on voit bien vos euros crédités mais ils n’y sont pas, on n’a jamais vu ça », content de le savoir…) et tentatives d’appels à distance (le wi-fi ayant planté sur la zone concert le premier soir, trop de monde…) pour faire recréditer mon compte, me voilà enfin avec mes sous. Je vous rassure, j’ai pas attendu tout ce temps pour boire ma première pinte, c’est cool d’avoir des amis compréhensifs. Pour info une semaine plus tard au festival « Pause Guitare » à Albi, même topo, avec les mêmes amis, ma carte « cash » ne fonctionnait pas, vive le progrès, et vive les amis qui payent pour vous (mais non je ne suis pas « noir » !). Enfin tout ça pour dire que si mon cas d’espèce était unique, je n’étais pas le seul dans la panade, de nombreuses personnes ayant fait la queue aux caisses pour avoir une carte journalière pendant 2 heures se sont aussi retrouvées coincées, gros plantage informatique…

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Une des 4 tours « wi-fi » sensée satisfaire les besoins en réseaux des milliers de smartphones. Electrosensibles s’abstenir !!!

Le Garo c’est aussi une éthique, un esprit, autour de valeurs fortes, la convivialité (on croise de joyeux lurons déguisés en lapins, en martiens, en crocodiles, en poussins, en canards, en loup, en lions, en mariés, en squelettes, en chevaliers, en coluches…) , la protection de l’environnement (démarche éco-festival), la fête, la culture, la qualité (cahier des charges serrés pour les restaurateurs), la solidarité, à l’image de la deuxième sculpture « GAROROCK » situé dans l’espace concert et repeinte quelques jours avant le début du festival aux couleurs de l’arc-en-ciel en hommage aux victimes de l’attentat d’Orlando aux Etats-Unis dans une discothèque gay. Mais plus que les valeurs il règne un vrai bon esprit, je n’ai été directement témoin d’aucune agressivité même par des personnes manifestement « ailleurs », et ce malgré les foules comprimées, parfois la chaleur, l’excitation. Au contraire, toujours des « bonjour« , « merci« , « excusez-moi« , et le répétitif et très partagé « bon Garo à vous (ou à toi) !  » selon l’âge du destinataire. Un vrai grand moment de simplicité et de convivialité (je n’en dirai pas autant sur la foule de Pause Guitare à Albi, pourtant (beaucoup) plus âgée, pas une année sans que je sois témoin d’accrochage plus ou moins sérieux entre spectateurs dans la fosse « parce qu’il fait vraiment ch…ce grand devant moi, il le fait exprès ou quoi« , et « l’autre là avec son sac y peut pas faire attention quand il passe« , défendant SA place comme SON territoire pour SON concert qu’il rêverait rien que pour SA pomme. Qui a dit que la sagesse était le privilège des anciens ???)

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4 Coluche à midi

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1 Coluche à minuit

Le Garo c’est encore un festival dans sa ville. Car même si les espaces campings-concerts sont clairement sécurisés et s’étirent le long de la Garonne dans les 40 hectares de la plaine de la Filhole, le festival fait corps avec le coeur de la ville, à 5 minutes de l’entrée du camping. Tous les services municipaux et bien au-delà sont évidemment mobilisés, le conseil des jeunes réalise (notamment) le projet Garodéco, tous les commerçants sont aux couleurs du Garo, les restaurateurs et commerces de bouche adoptent leurs plats et leurs produits, la plupart des conversations sur les terrasses et dans les allées du marché du samedi matin tournent autour de ces « ils » (les festivaliers), dont les plus anciens se demandent ce qu’ils font à cette heure (réponse : apérooooooooooooooo). Il est agréable de s’entendre confirmer par les commerçants que les jeunes sont sympas, polis, calmes (heu, vous voulez pas aller faire un tour au camping ???), joyeux, parfois fatigués mais toujours respectueux. Et c’est vrai. A voir les foules de festivaliers déambuler dans les rues de Marmande de bon matin (pas trop tôt quand même…), faire leurs emplettes journalières dans toutes les épiceries disponibles, se ruer sur la moindre pizzeria (dès 7h du matin, sans que je sache s’il s’agissait du petit déjeuner ou d’un dîner tardif). La foule est telle que même le hard-discount du coin a employé un vigil pour filtrer les entrées (1 qui rentre pour 1 qui sort).

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Garo ou pas, le marché, c’est sacré !

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Un peu de fraîcheur bienvenue pour les festivaliers

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La queue devant la moindre pizzeria

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et devant le moindre « burgerria »

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pour les autres il reste le hard-discount, et hard-entrée (un après l’autre, filtrage oblige)

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Ah ben voilà j’ai trouvé d’où viennent les feux d’artifice. Y’en a qui ont vraiment le sens du commerce, à 200m de l’entrée du festival, bien joué !

Il est agréable aussi, au hasard d’un petit noir, d’entamer la conversation avec un homme d’un certain âge à ma droite, d’échanger nos impressions sur le festival, et découvrir que je discute avec le monsieur qui accompagne David Saedi dans les tournées visant à récupérer des déchets métalliques pour les recycler en sculptures de Land’art. Accompagné dans la réalisation par Polo Loridant et Morgan Nicolas, les sculptures participent à la création d’un véritable paysage unique et limite mystique. Pendant plusieurs semaines à partir du mois de mars, ce monsieur d’un certain âge, ancien retraité de l’industrie, fait la tournée des usines et des dépôts du département, pour donner de la matière à l’artiste pour ses créations recyclées, histoire de sensibiliser à sa manière les festivaliers que le Beau peut naître d’anciens déchets.

Différentes sculptures de Vincent Saedi :

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Sympathique enfin dans un bout d’after concerts sur l’espace du « Boom bus » au camping où Stereoclip (France) fait encore bouger une belle petite foule, de croiser Ludo et Nathan, anciens bénévoles du festival, en loges VIP, et d’en apprendre quelques bonnes sur les caprices et les exigences des un(e)s et des autres (artistes) sous forme de check-list et de cahier des charges sur le niveau de confort exigé dans les loges et dans les chambres, les services associés, boissons, nourritures et autres petits plaisirs…en supplément des cachets.

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On recycle aussi les palettes au Garo, pour aménager différentes sortes de salons de rues sous les anciennes murailles du centre ville et à l’ombre des platanes, sympa !

Le Garo c’est aussi une logistique hors norme, avec pour preuve, la réservation de toutes les salles des fêtes des environs de Marmande et d’une trentaine de bus pour pouvoir évacuer tous les campeurs en cas de gros orages, comme il y a 2 ans, de quoi gâcher l’apérooooooooooooooo, encore que, dans le ricard ça peut toujours servir !!!

Le Garo c’est des rencontres surprises, quand la journée (musicale) semble encore n’avoir pas commencée, comme croiser sur les coups de midi 3 gaillards attablés à la table voisine vous invitant à prendre un verre avec eux. Les 3 gaillards étant rugbymen, serveurs à la buvette en zone concert le soir, serveurs à la rhumerie de Marmande le midi pour donner un coup de main à leur ami qui les héberge après les concerts, je vous dis pas la suite, ou plutôt les suites durant les 3 jours de festivals restant…Ou bien encore co-voiturer avec Théo le jeudi, et le retrouver après 2 jours de coups de main au paternel sur son stand de restauration, pour passer les 2 dernières soirées en sa compagnie, et se voir remercier chaleureusement sur le moment du départ de l’avoir accompagné pendant ces 2 jours, de lui avoir « fait passer un super premier Garorock » en découvrant et partageant cette ambiance, sympa et touchant de la part d’un jeune qui a juste plus de 2 fois moins que mon âge (mais il est musicien guitariste et compositeur multi-intrumentaliste, bon sang ne saurait mentir!

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Talonneur, deuxième ligne, trois quart, me voilà bien entouré pour la suite du festival

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Théo and chief-dad, très bons hot-dog et bretzels en tout genre

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Le Garo c’est enfin des surprises quand on croit que la soirée est terminée, comme celle de découvrir devant sa voiture bien garée à l’ombre et au calme dans la journée, un van aménagé avec tonnelle et barbecue, groupe électrogène, pain, merguez, saucisses et tutti quanti, amplis à fond hurlant tout ce que Bob Marley a produit de planant (et les lumières d’ambiance qui vont avec…), pour le visiblement très grand plaisir de Jeff (rastaman pur souche) et Michèle, vendeurs ambulants de leur état, sillonnant la France des festivals durant toute l’année et cueillant les festivaliers du bout de la nuit pour le petit creux de fin de soirée ou de début de journée selon l’état. Et c’est parti pour 1h30 de blablabla autour d’anecdotes enfumées autant par les grillades que par d’autres substances moins grillées mais tout aussi odorantes, pour apprendre notamment que l’un des plus chouettes festivals de la région est celui de Luxey (Landes) à la mi-août, mêlant musique éclectique et arts la rue (confirmé par d’autres sources). Ce faisant j’en étais quand même quitte pour déplacer la voiture pour retrouver un coin un peu moins « décibélisé », histoire de pouvoir fermer les yeux et surtout les oreilles quelques heures.

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Sandwichs et autres réjouissances à volonté chez Jeff et Michèle, sons et lumières pour le service (ma tite voiture est sur la gauche aux premières loges…)

Le Garo c’est donc tout ça et certainement encore plein d’autres choses à découvrir, une organisation parfaitement huilée, dans laquelle chacun remplit ses sensations et ses émotions au rythme de la musique et des hasards des rencontres. Le Garo c’est un festival qui donne envie de demander à son prochain « et toi, t’as fait ton Garo ? ». La suite avec le meilleur, la musique !!!

               3. LA MUSIQUE :

Oui parce que c’est pas tout ça mais je suis quand même venu à la base au Garorock avec la simple envie d’écouter de la musique et voir des shows géants. Assez de blabla sur les coulisses du festival, faut rentrer dedans !

Garorock fait tout ce qu’il faut pour faire monter la pression pendant les semaines qui précèdent le début des festivités. Mails, page facebook et autres réseaux sociaux, et surtout l’application Android (ou autres systèmes d’exploitations) « Garorock » très utile pour trouver toutes les informations pratiques pour préparer le séjour (ne pas compter trouver d’infos très précises sur l’ambiance au camping quand même), et surtout pour avoir la présentation détaillée de tous les artistes présents, avec une petite playlist de leurs meilleures productions, très très pratique pour comprendre que Poirier n’est pas que le nom d’un arbre fruitier mais aussi un artiste montant de la scène électro, ou que MHD, 42.195, Dengue Dengue Dengue, Jamie XX, AA, ne sont pas des acronymes de substances chimiques, ou que la distance du marathon, le nom d’une maladie tropicale qu’on aurait chopée 3 fois, une personne né deux fois sous X, ou le groupe AHA qu’une malencontreuse coquille aurait amputé le nom à la H.

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Le programme, ça fait envie !

Non non non ce n’est pas tout ça, mais bel et bien le nom d’artistes plein de fougues et de nouveaux sons de la scène nationale ou internationale qui vont mettre le feu au Garo pendant 4 jours et 4 nuits. Plus de 60 artistes (j’en connais plus ou moins une dizaine quand je reçois la programmation, c’est déjà pas mal !), qui vont se répartir sur les 5 scènes à un rythme soutenu : Jeudi 30 juin 17h40-1h10 (petite mise en jambe); Vendredi 1 juillet 12h-4h30 (ça prend du volume); Samedi 2 juillet 11h-4h30 (toujours en jambes ?); Dimanche 3 juillet 11h-1h (y’en a qui bosse le lendemain, pas moi ceci dit j’ai prévu 1 petit jour de récup quand même…). Un rythme d’enfer, jusqu’à 4 concerts simultanés (seules les scènes Garonne et Plaine ne jouent jamais ensemble, l’une est en préparation quand l’autre tourne, pour éviter les temps morts entre les artistes qui s’enchaînent). Si bien qu’il existe une petite zone dans l’espace concert où on peut avoir le son des 3 scènes (Garonne ou Plaine + Trec + Garoclub, la quatrième le boom bus est au camping) déballant leurs décibels en même temps, drôle d’expérience.

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Découverte de l’espace concerts

Et pas de panique si vous avez peur de louper un concert. L’application détaille par heure ou par scène la programmation, et si vous avez pris le soin d’écouter toutes les playlists des artistes, vous aurez probablement fait votre choix de ceux que vous voulez absolument voir, pour les mettre en favori et ainsi recevoir une alerte 15 min avant le début dudit concert (et ça marche fonctionne très bien, quand il y a du réseau).

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Les 2 grandes scènes Garonne et Plaine

4 jours et 4 nuits donc, au lieu de 3 habituellement. Les organisateurs ont voulu frapper un grand coup pour le 20è anniversaire, en invitant un mastodonte, qui n’a été annoncé qu’au début du printemps, soit 4 mois après la mise en vente des premiers pass fin 2015. Si le festival est passé de 75.000 festivaliers à 130.000 en une seule année, c’est grâce en grande partie à eux. Et ce mastodonte, c’est MUSE ! Autrement dit ce qui se fait de mieux actuellement au niveau du show et de la renommée, aux côtés des U2, AC/DC, Red Hot Chili Peppers etc…Le trio anglais truste les hits et remplit les stades du monde entier depuis une dizaine d’années. Qu’ils débarquent ainsi sur les bords de la Garonne est un véritable évènement. Derrière l’affiche et le gros coup, les organisateurs veulent aussi attirer un nouveau public, mixant les générations avec notamment plus de familles, plus de quadras (présent !) et au-delà. Pari réussit à voir la diversité de la foule dès l’ouverture des portes et devant la scène.

Une première tout feu tout flammes donc, avec Sunset Sons (Australie, bonne mise en jambes rock), X-Amabassados (USA, avec leur méga-tube Renegades), Yak (Grande-Bretagne, bien rock aussi), Ghinzu (déjà vu à Pause Guitare Albi il y 4-5 ans, on monte en puissance , Belgique), tous ces groupes sur la scène Garonne, les maîtres ayant bloqué la scène de la Plaine pour leur seul usage. 5h de concerts avant l’entrée en scène de Muse, le temps de se désaltérer (mais pas manger, pas le temps, trop de monde), de régler mon problème de cash sur mon bracelet, et de rejoindre des amis qui m’ont, en plus de me dépanner à la buvette, garder une place au chaud à une vingtaine de mètres de la scène, sympa !!!

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On patiente avec Ghinzu qui chauffe bien l’ambiance s’il en était besoin, le soleil brûle encore

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Déjà la foule devant la scène de Muse, H-3

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Muse arrive, aucun mouvement de foule tellement on est compressé, et c’est parti pour 1h45 (format festival oblige) de décibels et de lumières en veux-tu en voilà.

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On n’y voit plus rien !

Un show XXL, un son qui vous traverse comme la foudre du sommet du crâne au bout de tous les orteils, aucun temps mort. Une grosse grosse ambiance et pari gagné pour les organisateurs, l’espace concert déborde de monde, impossible de voir le bout de la plaine. Quelques extraits vidéos (désolé pour le son j’étais trop près).

1h45 (très) intense, pendant lesquels tous leurs hits y passent (Uprising, Madness, Starlight, Psycho, Undisclosed desires, Supermassive black holes, Mercy, Knights of Cyclonia, Dead inside etc..), . Muse n’a jamais été pour moi une référence, je n’aime pas trop les accords allongés et la prononciation étirée de Matthew Bellamy, façon chewing-gum « charabiaté ». Mais bon, c’est visiblement pas l’avis de tout le monde (surtout des filles et femmes « un peu » sur-excitées devant le Matthew), et il faut bien reconnaître que c’était quand même du lourd, sans détrôner pour autant les Pink Floyd, les Stones, AC/DC, Radiohead, ou encore les plus récents Massive Attack en terme de performance scénique, et U2 même si je n’ai pas encore eu la chance de les voir, mais ça viendra j’espère si j’arrive un jour à décrocher un billet sur ces satanés systèmes d’achat en ligne sur-saturés !

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Le traditionnel verre éco-cup aux couleurs du Garo (en 30 ou 50 cl), razzias dans les buvettes, rupture de stock !

Le seul truc un peu pénible avec ce concert c’est que  l’énormité de la foule rend impossible tout approvisionnement en boisson, avant, pendant, et même après le concert…J’ai rêvé un temps que le festival aurait pensé à ravitailler ou rafraîchir la foule par drones ( qui est en plus le nom du dernier album de Muse…), mais paraît que certains festivals y pensent (au moins pour le rafraîchissement par aspersion). Une première soirée qui se terminera avec Synapson (France) que je n’ai pas pu voir hélas. A part la qualité de tous les concerts, je suis déjà bluffé par la puissance et surtout la qualité du son, ça change de pas mal de festivals ou même de certains scènes dédiées aux concerts.

Deuxième soirée : Naive New Beaters (France), Biga*Ranx (France), Jain (France), Lilly wood and the prick (France), Feder Live (France) pour quelques-uns des artistes et groupes de cette soirée. Un petit mot particulier sur Jain, dont l’énorme tube passe en boucle sur les radios musicales, « Come ». Je craignais de la voir toute seule sur une grande scène (elle enregistre ses accompagnements sur un « looper », petit ensemble électronique qui permet d’enregistrer en studio mais aussi de capturer des sons et des voix en temps réel dans le public). Elle m’a vraiment étonné, un super concert qui a mis tout le monde en jambes, avec un final très original (que malheureusement elle n’a pas refait à « Pause Guitare » à Albi une semaine plus tard). Et puis quand on a un papa toulousain et une maman malgache, ça ne peut que contribuer à mon petit coup de coeur.


Une soirée écourtée là aussi pour moi car les nuages et le vent ont remplacé le soleil, pas prévu de quoi me couvrir, fatigue de la nuit blanche + fraîcheur = direction dodo vers 2h.

Troisième et quatrième soirées : ce sont les soirées des découvertes et des confirmations pour moi. Révélations avec des groupes français qui font bouger tout le monde avec leurs musiques festives et leur présence sur scène : Deluxe, et Caravan Palace, tous les deux dans le même registre.

 Et pour le fun et parce que c’était l’occasion de le voir au moins une fois sur scène, Carribean Dandee, alias Nathy Boss et, et, et…Joey Starr « ça va ou quoi ? » en personne ! Effet ventouse sur le public garanti, grosse foule là encore, indéniablement une belle présence sur scène, et un belle surprise musicale avec une reprise d’Edith Piaf sur « L’arène » (ma vidéo youtube a malheureusement été bloquée à cause des droits d’auteur, bouuuuuuuuuu).

Confirmation ensuite que la scène électro française reste au top au niveau international. L’électro, on aime ou on n’aime pas. Longtemps j’ai été du côté des « j’aime pas, ça m’attire pas ». Trop de technologies, trop de beat, trop de boum-boum, pas assez de techniques, pas assez d’artistique. Pourtant avec Daft Punk, Air, Justice, David Guetta, Bob Sinclar pour les plus connus des années 90-2000, et leur grand-père à tous Jean-Michel Jarre qui fut, dans un autre genre certes, la première star internationale française avec un son électro en France et ailleurs (concert à Houston…) dès les 70’s, les artistes français ont toujours eu la cote, et petit à petit, de nouveaux sons sont apparus. Avec Garorock, c’était l’occasion de passer au révélateur de la prestation scénique. Et s’il y a toujours des concerts fades où le seul mérite des artistes c’est d’appuyer sur un bouton et de lever les bras (genre David Guetta…), ou de manipuler toutes sortes de consoles produisant des sons dont on en sait pas d’où ils sortent, il y a heureusement des artistes qui mêlent la technologie à la vraie performance scénique, avec de vrais instruments, voire de vrais groupes (Thylacine, M83 par exemple). Une vraie très bonne surprise qui m’a définitivement convaincu de l’intérêt de la musique électro.

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Thylacine, alias William Rezé, superbes mélodies, rythmes entraînant, vraie présence, mise en lumières soignée, juste parfait et à suivre de près !

C’est donc aujourd’hui une pléiade de jeunes créateurs qui parcourent le monde avec leurs musiques qui font danser tous les plus grands dancefloors et stades sur toute la planète : Julian Jeweil, Nuit, Douchka, Jusaï, Petit biscuit, Kiwi, Mawimbi live, Flavien Berger, Urban Breathe, Woodini, Las Aves, Panda Dub Live Band, Casseurs flowters (avec Orelsan) et bien d’autres que je n’ai pas eu le temps d’entendre assez longtemps. J’aurais bien aimé qu’à cette liste se rajoute cette année Carpenter brut, pour moi un vrai phénomène électro (ancien musicien de métal reconverti dans l’électro, en gardant l’esprit métal, avec des influences-hommages aux sons discos-kistch des 80’s et aux musiques de Girogio Moroder, ça dépote en EP et en vidéos…), et incontestablement un artiste qui va vite monter. Peut-être l’année prochaine ?

Quelques mots sur une très belle découverte pour moi, avec les sons et les mélodies de l’angevin Thylacine (mais non je ne suis pas chauvin, pour celles et ceux qui ne le savent pas je suis né à Angers…). Ancien saxophoniste, il a préféré quitter son groupe initial pour poursuivre une carrière solo, grand bien lui fasse. Mêlant les sons électros aux sonorités plus classiques (dont son saxo), c’est un électro qui ne se contente pas d’activer ses platines et consoles, il joue sur tous les morceaux, du saxo, des percussions, et autres, autour d’une mise en lumière épurée et magique. Un très beau moment, hâte de le revoir en septembre à Toulouse !

Ensuite évidemment M83, les stars françaises du moment, duo originaires d’Antibes, qu’à défaut de connaître formellement vous avez certainement entendu sur des musiques de pubs, ou des bandes originales de films et séries (« Oblivion », et « Versailles » récemment avec son titre « Outro », également utilisé dans le magnifique et mystique film « Cloud Atlas »). Chaude ambiance pendant leur concert et grosse grosse affluence.

 

Du côté des groupes internationaux, quelques belles découvertes aussi avec Ratatat (USA) aux rifs percutants et un son très inspiré de Mike Oldfied (des albums QE2 et Platinium notamment), Poirier et ses rythmes électros-africains (Canada), Robert Robert (GB), Slaves (GB), Dengue Dengue Dengue (Pérou), Flume (star internationale Australie), DJ Khalab (Italie), Boys Noize (Allemagne), Savages (Belgique), The kills, (GB), Charles Bradley and his extraordinaires (USA), Method Man and Redman (USA), Yelawolf (USA), The Hives (Suède), Jagwar Ma (Australie) et l’actuel number one des tops internationaux, Disclosure (GB), qui a réussit à compresser encore plus fortement la foule que Muse pour ce qui était le dernier concert du festival, chapeau, même si ce n’est pas celui qui m’a le plus transporté, un peu trop propre et lisse à mon goût.

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Plein les yeux avec Ratatat, superbe mise en images, à défaut de présence et de participation avec le public. très pro mais un peu froid, dommage

 

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Yelawolf, couvert de tatouage, chapeau local d’Alabama et musique bien charpentée mêlant rap, rock, électro, chaude ambiance.

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Le rock endiablé de Savages, 4 femmes sur scène et une patate à faire envie à plus d’un rocker. Et des talons-aiguilles Louboutins pour Madame svp !

Plus de 60 concerts, brassant les genres Rock, Pop, élecros, Rap, house, Indie, Metal, New wave, Dance, de quoi satisfaire tout le monde et mélanger les publics. 4 jours et 4 nuits inoubliables, avec la musique au centre de tout, et entouré d’une organisation presque parfaite (le « presque » étant la faute à la sécurité à revoir), dans un vrai bon esprit et une super convivialité entre générations (oui parce que j’étais quand même pas le seul quadra, même si la majorité du public est très très jeune, ça allait vraiment de 7 à 77 ans, particulièrement le dimanche une journée plus familiale malgré une programmation très musclée). Un festival qui fait du bien, et qui permet de constater qu’une certaine jeunesse de France vous salue bien, car elle va bien et est pleine d’énergies positives, c’est vraiment chouette !

Personnellement je m’en sors avec encore plein de musiques dans la tête, plein les papilles, plein d’images, plein d’anecdotes, de belles rencontres, une dizaine d’heures de sommeil en 4 jours, plus de 120 kilomètres de marche (hors les pas dans l’espace concert car pas de réseau pour les comptabiliser sur le S-health  de mon téléphone, et hors les milliers pas de danse, oui oui faut être en forme pour faire son Garo, on fait du sport !), et un mot tabou que je ne veux désormais plus jamais entendre sous cette forme : apérooooooooooooooooooo !

Un immense, ou plutôt des immenses MERCI à Ludovic Larbodie et son équipe, à tous les bénévoles, à tous les techniciens de tous les corps de métiers, à tous les artistes, aux équipes de sécurité qui veillent sur la tranquillité des festivaliers, à tous les festivaliers eux-mêmes pour cette folle ambiance et en particulier à tous ces jeunes, à la fois (très) festifs avec le sourire et un super esprit en prime, aux marmandais(e)s commerçants ou simples résidents pour leur accueil et leurs paroles, aux lignes arrières et avant rugbymen, à mes ami(e)s pour le dépannage en pintes et en tuyau pour le couchage, à Théo et l’équipe du « Bretzel story » à mes hôtes des samedi et dimanche soir (merveilleux petit déjeuner !), et vivement le Garorock 2017 (avec Carpenter brut svp)!!!

Quelques autres petites vidéos (attention le son est parfois, ou souvent, pas terrible, montez le progressivement pour pas vous arracher les oreilles…)

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Liens :

Le site du Garorock : www.garorock.com

Pour retrouver des extraits de tous les artistes cités, le mieux est d’aller sur l’application Android (ou autres) « Garorock », chaque artiste est présenté avec une des extraits de 20-30 secondes de 10 titres chacun. Ou alors plus classiquement les plateformes et applications musicales Deezer, Spotify, Shazam etc…

Ma playlist tirée du Garo 2016 pour vous faire une soirée très danse et tendance 2016 avec un peu de toutes les sonorités :

Playlist Garorock 2016

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Le live de Thylacine à Paris le 21 juillet 2016
http://culturebox.francetvinfo.fr/resultats/widgets/external.html?source_type=live&id=243021&player=simple&width=880&height=490&size=auto

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